FOCUS : DISCLOSURE, 19 MARS 2014, TRANSBORDEUR

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Arrivée deux heures avant l’ouverture des portes du Transbordeur, je m’installe comme à mon habitude et m’occupe. Autour de moi gravitent des petits groupes d’amis aussi venus en avance pour assister à l’un des concerts les plus attendus de ce début d’année.
Il va sans dire que Disclosure qui ramène sa fraise dans notre belle ville lyonnaise, ça n’arrive pas tous les jours ! Ces deux frères « from the UK », comme ils se plaisent à dire, occupent le podium de la scène électro internationale. En à peine trois ans ils sont passés de leur banlieue londonienne aux scènes à échelle mondiale.
18 heures : la file d’attente se met en place et des groupes d’ados pré-pubères arrivent par vagues, à brailler de tous les côtés. Je comprends vite que le public de Disclosure est plus hétéroclite que je ne pensais.
19 heures : l’heure fatidique de l’ouverture des portes. Le chahut ambiant prend de l’ampleur, l’excitation et l’empressement se font ressentir. Pas moins de trente minutes après être rentrés, la première partie assurée par le DJ Redlight commence. La salle n’est pas encore pleine, mais le compatriote londonien des frères Lawrence se lance. Les premières basses vibrent et nous voilà enrôlés dans un set d’une heure. Ce Brodinski anglais livre un mix aux influences multiples : de la pure House à des intonations carrément plus Hip-Hop old school et R&B. 20h30 sonne la fin et son départ se fait aussi discret que son arrivée.

L’attente qui suit pour Disclosure reste assez longue à mon goût – confirmée par les rumeurs du public. Le concert commence enfin, par une lumière blanche oppressante et aveuglante. Guy et Howard entrent en scène et entament leur version remixée de « F For You » en featuring avec Mary J. Blige : le ton est donné d’entrée par l’un de leurs titres phares. S’en suit toute la version live de leur album Settle entrecoupée de trop peu d’interventions des frères. Seul le plus jeune glisse quelques mots d’attention mais au final il y a peu de communication tant entre les deux brothers qu’entre eux et nous. Qu’il en soit ainsi. Les sets s’enchaînent sur un fond de scénographie aussi élégant que douteux par moments.
La disposition de la scène rendait bien compte de la dualité musicale de Disclosure. Presque faces à faces de part et d'autre de leur emblème : cette tête féminine graphique propre à leur identité. Elle apparait par moments dans des mises en scène aux thématiques colorées mais dont certains graphismes laissaient à désirer - par leur symbolique et leur réalisation. Un choix affirmé au-delà d'une simple volonté ? Ma foi, tant que le son est bon ! 
La fin approche à grands coups de synthé quand ils lancent la reprise de « Help Me Lose My Mind » érigée par la voix enchanteresse de Hannah Reid, figure de proue du groupe London Grammar. Le rappel ne se fait pas prier car ils quittent à peine la scène que « Latch » est annoncé. La frénésie s’empare du Transbo. Elle devra malheureusement redescendre aussi vite qu’elle est montée car le concert prend fin. Quelques remerciements confondus dans l’humilité – la timidité ? – des frères Lawrence et nous n’avons plus que nos corps lessivés pour rentrer.
De la chaleur de la salle à la fraicheur du dehors, de la lumière blanche au « white noise », des cris juvéniles du public adolescent aux vibrations des basses, le live marque en sensations. Des perceptions qui envahissent nos cinq sens dans leur acception la plus directe et concrète.

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