INTERVIEW BRUNO MAZZAFERA


Quelques mots pour te présenter ?
Je m’appelle Bruno Mazzafera, j’ai 29 ans. Originaire de la Côte d’Azur, j’ai décidé de rejoindre mon cousin à Lyon il y a bientôt 4 ans. Pianiste et compositeur pour une boite de production de spectacles, il m’a fait intégrer la troupe, où j’ai eu la chance de jouer avec un grand balafoniste, Sory Diabaté, qui m’a encouragé à approfondir mes connaissances du djembé. L’année suivante, j’ai pu endosser le rôle de clown percussionniste dans le spectacle « Le Cirque Lune » à la Salle 3000 de Lyon. Depuis, je suis animateur percussions en périscolaire, où j’enseigne les rudiments des rythmes africains (Mali, Guinée, Sénégal) aux enfants du primaire Antoine Rémond (Lyon 6). J’accompagne également plusieurs cours de danse en live aux cotés des frères Touré.

Comment t’es venu cette passion pour la musique et tout particulièrement celle des percussions ?
Ma famille ayant remarqué ma tendance à tapoter sur tout ce que je trouvais, ils m’ont offert un djembé à mes 18 ans. C’est suite à cela que mes cousins et moi avons formé un trio djembé/piano/guitare, en reprenant des morceaux de Patrice, Ben Harper, Manu Chao, Macaco… J’ai joué sur la plage, dans la montagne, et petit à petit avec des groupes de Menton dans des petits bars : la police est intervenue plus d’une fois pour tapage nocturne !

Comment as-tu rencontré les frères Touré ?
J’ai fait une recherche pour savoir où étaient organisées les jam session de Lyon, et c’est comme cela que j’ai atterri au 6eme continent. Là-bas, j’ai fait la connaissance de Mody Boye Touré, à qui j’ai prêté mon djembé. Il a trouvé que j’avais un bon feeling avec mon instrument mais que je jouais n’importe quoi ! Au cours de la conversation, il m’a proposé de venir aux cours de danse qu’il donnait avec ses frères en m’assurant que j’allais halluciner en voyant jouer son cousin, soliste du groupe. C’est effectivement ce qui s’est passé : Balla Niang m’a transporté loin jusqu’au Sénégal ! Avec lui, mes sons se sont développés, ma cadence s’est améliorée. Au bout de trois mois, il m’a fait une blague comme le font les maîtres avec leurs élèves : il ne m’a pas averti de son absence et je suis resté seul face à Alya Camara, professeur de danse Guinéenne, et ses danseuses, où j’ai du d’un coup placer les appels et assurer ! Heureux d’avoir relevé ce challenge, je l’ai rejoint après le cours en lui racontant mes exploits : il était fier de moi…

Qu’as-tu tiré de ton expérience au Sénégal ? Si tu devais partager un souvenir particulier avec nos lecteurs, quel serait-il ?
La première semaine, j’ai suivi un stage avec des débutants où je me suis rendu compte grâce à mon expérience dans les cours à Lyon que je commence à déchiffrer et comprendre la musique africaine telle qu’elle doit être jouée.
La deuxième semaine, Balla et Mody Boye m’ont laissé au sein de leur ‘petits’ (déjà très forts !) ; j’ai suivi un stage de 4 jours et j’ai accompagné un groupe sénégalais, Africa Rythme, lors d’un spectacle plein air danse-djembé. On était plus d’une vingtaine !
C’était magique, ils m’ont accepté comme un vrai djembéfola (« qui joue du djembé avec son cœur »).
Un souvenir particulier : un barbecue de poisson sur une ile déserte après une heure de pirogue au milieu des Mangroves…

Nous avons hâte de vous retrouver au Happy Sushis du Jeudi 23 Juillet aux Coulisses ! Où pourrons-nous vous retrouver prochainement ?
Dans les cours de danse ! Avec Samaké Kunda le lundi à la Croix Rousse pour la danse djembé et le mercredi pour la danse Sabar (danse traditionnelle sénégalaise) et le jeudi avec l’association Malany au CCO de Villeurbanne.
D’autres projets sont en cours, vous pourrez les découvrir en venant faire un tour sur ma page Facebook !

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